JGB est un collectif qui emprunte son nom à un chercheur d’or du XIXᵉ siècle (Joseph Goldsborough Bruff). Tania Gheerbrant, Caroline Reveillaud et Mahalia Köhnke-Jehl se sont rencontrées aux Beaux Arts de Paris. Elle ont fait le choix de s’associer sous cette identité donnant ainsi naissance au collectif.

Cette première exposition s’intitule In Rush - Né d’un néologisme associant le mot anglais “inrush” signifiant “courant d’appel” soudain et d’intensité élevée et l’expression “to be in a rush” / “être pressé par le temps”. Le titre de l’exposition fait référence au “rush” de la ruée vers l’or, mouvement précipité voire violent, qui aboutit à un travail lent et difficile.

À contre pieds de ce rush, se déploie dans l’espace un paysage lunaire, où la fleur, le bouquet et la flânerie deviennent les matériaux premiers de l’exposition. Tout agit alors par contamination et métamorphose, le plâtre coulé envahit tout l’espace jusqu’à contaminer le bouquet, qui, projeté au sol s’élève et révèle la part maudite du don. Figés dans le plâtre, les câbles approvisionnent l’exposition en électricité en y dessinant un parcours sinueux plus esthétique que rationnel. Au bout de l’un d'eux un vidéo-projecteur nous présente un film en noir et blanc représentant l’étrange scène d’une composition florale. Le bouquet confectionné est ainsi réalisé à partir de fleurs artificielles dont les caractères typographiques imprimés nous amènent à penser qu’un code caché voire cabalistique s’y camoufle. Il faudra pourtant être au parfum pour pouvoir y lire, traduit en espéranto, un poème d’un dramaturge anglais du XVIIᵉ siècle. Poème qui paraît-il sauva un jour la vie d’un homme.

La bâche imprimée dépliée au mur annonce la carte en représentant le degré zéro de la marche, une nuée de piétinements à la limite du lisible. Eclairée par une lampe infrared, une figue sèche sur un monticule de plâtre encore humide, réaction thermique impossible, qui aboutira à la cassure du promontoire-même. Dans la seule corniche de l’espace, donnant sur la seule fenêtre de l’espace, un ordinateur diffuse les fragments d’un voyage en terre d’excavation, où une randonnée dans une carrière de marbre côtoie des images prises sur le vif aux alentours de la galerie. La fenêtre est borniolée, le réel est visible dans les rushs mis bout à bout par l'artiste. À l’extérieur, sur un panneau d’affichage à destination des conducteurs de la zone industrielle, l’image d’un bouquet plâtré a été contrecollée en 3 mètres par 4. L’image est à la fois monumentale et invisible, publique et publicitaire, publicitaire et désobéissante.

 


Un-mapping, Caroline Reveillaud, 2017, impression sur bâche, pliée-dépliée, 233 × 350 cm

Flux Landscape, Tania Gheerbrant, 2017, plâtre, câbles électriques, prises, 400 × 600 cm


Flux Landscape, Tania Gheerbrant, 2017, plâtre, câbles électriques, prises, 400 × 600 cm
Se faire la figue, Mahalia Köhnke-Jehl, 2017, ampoule à infrarouge, plâtre, terre, figue, dimensions variables


Bouquet to bullets (the bouquet), Mahalia Köhnke-Jehl, 2017, fleurs sauvages, plâtre, dimensions variables


Se faire la figue, Mahalia Köhnke-Jehl, 2017, ampoule à infrarouge, plâtre, terre, figue, dimensions variables


Forviko, Tania Gheerbrant, 2017, vidéo HD noir et blanc, muet, 2'00''

Flux Landscape, Tania Gheerbrant, 2017, plâtre, câbles électriques, prises, 400 × 600 cm


Forviko, Tania Gheerbrant, 2017, vidéo HD noir et blanc, muet, 2'00''


Un-mapping, Caroline Reveillaud, 2017, impression sur bâche, pliée-dépliée, 233 × 350 cm


Forviko, Tania Gheerbrant, 2017, vidéo HD noir et blanc, muet, 2'00'' 

Flux Landscape, Tania Gheerbrant, 2017, plâtre, câbles électriques, prises, 400 × 600 cm
Se faire la figue, Mahalia Köhnke-Jehl, 2017, ampoule à infrarouge, plâtre, terre, figue, dimensions variables


Un-mapping, Caroline Reveillaud, 2017, impression sur bâche, pliée-dépliée, 233 × 350 cm


Flux Landscape, Tania Gheerbrant, 2017, plâtre, câbles électriques, prises, 400 × 600 cm


Bouquet to bullets (the bouquet), Mahalia Köhnke-Jehl, 2017, fleurs sauvages, plâtre, dimensions variables


Flux Landscape, Tania Gheerbrant, 2017, plâtre, câbles électriques, prises, 400 × 600 cm


SUMMA, Caroline Reveillaud, 2017, vidéo couleur, muet,15'08'', https://vimeo.com/carolinereveillaud


SUMMA, Caroline Reveillaud, 2017, vidéo couleur, muet,15'08'', https://vimeo.com/carolinereveillaud


Bouquet to bullets (the bouquet), Mahalia Köhnke-Jehl, 2017, impression numérique contrecollée sur panneau publicitaire, 313 × 235 cm

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