INIT. est un collectif d'artistes qui revendique une approche pluridisciplinaire, expérimentale et encourageant les formes émergentes de l'art.


 

INIT. est composé de sept plasticiens : Coline Charcosset, Anne-Sophie Convers,Vincent Escalle, Diane Grenier, Simon Hervé, Mael Legolvan et Rémi Mort qui disposent d'ateliers à la ferme de Quincé, à Rennes.
Cet espace est composé d'une salle d'exposition accolée à des ateliers partagés.
Dans ce cadre, INIT. invite également des artistes en résidence ou à exposer à la galerie.
La charte graphique et le logo de INIT. ont été réalisés par Marie Piccolin.
 

    

 

Coline Charcosset


Le travail que mène Coline Charcosset est une réflexion autour de la traduction. Elle s’intéresse à l’appropriation de symboles culturels. L’intervalle entre le modèle et sa transcription a, pour elle, deux conséquences. D’une part une perte des valeurs originelles, d’autre part la création de nouvelles significations.

 

http://colinecharcosset.wix.com/work

 

 

Anne-Sophie Convers


Comme point de départ une certaine dose de désinvolture. Sans trop préméditer j'engage des formes issues de taches, d'observations ou bien de mon imaginaire. De cette liberté gestuelle je créée des motifs symétriques plus ou moins dynamiques. Systèmes de formes indépendants, seuls sur la page, je les habille de couleurs toutes aussi chatoyantes les unes que les autres. Ces différentes teintes rythment la symétrie soit en opposition soit en harmonie. 

En parallèle, la conception de mes toiles commence. Pour le changement d'échelle une mise au point sur ces petites structures est nécessaire. J'opère soit par multiplication de détails soit par réduction du motif. Tout ce foisonnement se concentre dans un nouvel équilibre symétrique. 

Ma démarche est en lien direct avec le décoratif, je cherche à stimuler l'activité visuelle et imaginative. Pour que de nouvelles images mentales naissent il est essentiel que mon travail comporte des formes plus ou moins abstraites.


http://base.ddab.org/anne-sophie-convers


 

Vincent Escalle


Situé à la croisée de divers mouvements artistiques issues des années soixante : art conceptuel, post-minimalisme et environnemental art, la pratique de Vincent Escalle est un réseau enchevêtré de systèmes théoriques et plastiques. Il trouve son inspiration aussi bien dans les sciences (physiques, chimies, biologies) que dans l’histoire (naturelle, paysagère, humaine).

A l’image d’un alchimiste, il cherche dans les « choses » (lieux, matériaux, phénomènes, mots) les forces invisibles qui perpétuellement les façonnent.

Il s’évertue à trouver les moyens pour souligner plastiquement leurs histoires et leur devenir. Les pièces de Vincent Escalle sont de subtils jeux de passages entre rigueur mathématique et fragilité hasardeuse. Se crée alors une sensibilité brute ou le spectateur devient acteur de par une prise de conscience sensible du monde qui l’entoure.


 

Diane Grenier

 

Diane Grenier produit des installations, sculptures, travaux sonores et vidéos qui interrogent les espaces dans lesquels ils prennent place et l'architecture qui nous entoure. Entre corps et territoire, il s'agit d'un travail traversé par l'usage des technologies pour en éprouver les limites, ses zones de frottement avec le réel. À contre courant d'un mode production fonctionnel, le bricolage et le parasitage deviennent des modes d'interventions essentiels à l'invention d'un mésusage des choses, témoignant d'une idiotie jubilatoire et révélateur de nos rapports au réel. Sa démarche, en créant un rapport aux machines qui va de l'absurde au sensible, interroge finalement la place de l'homme dans le bruit du monde.


http://www.dianegrenier.net/

 


Simon Hervé

 

Dans son travail Simon Hervé constitue une esthétique à partir de l’expérience de la marche et de formes contemporaines de l’aventure. Une dérobade où la liberté se tient en embuscade, révèle les liens ténus qui s’établissent à la frontière du cognitif et de l’impressif, de l’aléa et du déterminisme. Dans ses travaux, il incombe de ne pas voir l’expérience comme passive, mais au contraire de se laisser aller, d’effectuer un tri dans le chaos et de surimposer consciemment une part de fictionnel. Les formes plastiques découlent alors logiquement des contextes et des contraintes.

Partant du présupposé que l’utopie n’a pas besoin d’être réelle pour être efficiente en réflexion et que le réel contient les ferments de son devenir fictionnel, ses dernières pièces s’attardent sur les processus de constructions des mythologies profanes de l’utopie.

Les archives et l’expérience créent l’histoire, donnant à voir le légendaire ( ce qui doit être lu ) de manière plastique ( ce qui doit être produit ). La mise en scène des éléments permet d’apporter de la densité poétique à la création fictionnelle. Le but sera ainsi, de construire, dans un temps instable, et avec le vocabulaire inépuisable du légendaire, non pas de la vérité mais de la pertinence.

 



Rémi Mort


Mon terrain de jeu privilégie deux dynamiques contraires: la  Ruine et le chantier. Dans ma production de sculptures et d'installations, ces deux formes d’évolution se rencontrent. L'usage conçu pour un entre-deux est volontairement suspendu. le modèle sédentaire devient un non-dit et sa temporalité disparaît. Seul le résidu demeure. Une fois ce matériau mis à nu, je suis libre d'hybrider Histoire et enquête dans de fausses hypothèses, de nouveaux designs.


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